Une voie ou une autre

J’ai discuté avec une amie un bel après-midi et le sujet de la méditation est entré dans la conversation. Pris dans un élan d’enthousiasme, elle s’est mise à parler d’écriture automatique, et qu’elle y trouvait une richesse de sens formidable pour elle et le monde. Ma pensée sur le moment était que cela était contraire à la vacuité, mais je me suis tu. Elle a divulgué sa méthode d’écoute de mots des voix qui lui venaient, et de les noter. Elle trouvait que ces paroles venues d’on ne sait où apportent de leçons importantes pour elle qui la guide dans sa vie. J’ai clairement vu que cela l’avait aidé, et lui faisait du bien, et je me suis posé la question sur les voies que l’on suit. Est-ce nécessaire de suivre la seule et vraie voie vers le suprême ? Existe-elle en tant que telle d’ailleurs ? Y-a-t’il des chemins culminants que l’on peut suivre pendant sa vie qui nous font réellement avancer avant de tomber sur d’autres ? Y-a-t’il une vérité qui peut être détenu ? Ce ne serait certainement pas sur la voie.

Merci à Jimmy Grégard et Lilyana Yordanova

Remuer ses orteils

Enlevez vos chaussettes et regardez vos orteils. Touchez et ressentez les, leur chaleur et leur fermeté. Maintenant remuez les un peu, et puis tentez d’en bouger un seul, un des petits orteils, le faire monter et descendre. En êtes-vous capable? Je ne le suis pas, et peu de personnes peuvent contrôler leurs orteils séparément. Enfermés dans nos chaussures à longueur de journée, une partie bougeante, articulée et importante de notre corps est peu habitée. Pour la majorité d’entre nous, nous avons peu de contrôle moteur sur nos orteils, certaines personnes ont même du mal à bouger leurs doigts de manière indépendante. Et pourtant ils sont là, une partie belle et bien physique de nous même qu’on ne maîtrise pas. Nous pouvons apprendre à les utiliser, mais cela prend du temps, d’abord en travaillant la sensation, suivi de l’action, en affinant avec le temps les mouvements ou vers le haut ou bas, tout en gommant les mouvements parasites des autres orteils. Après un certain nombre de semaines, le cerveau et le corps se sont adaptés, et nos orteils prennent une partie plus complète de notre schéma corporel, finalement intégré en nous même.

De manière semblable, quand l’esprit se pose et que nous regardons notre monde, nous sommes fascinés par le jeu de l’ombre. Nous voyons les schémas et mouvements, les couleurs et textures, et nous prenons ceci pour notre monde, quand en fait, ce n’est que la danse des ombres et lumières projetée par nous même. Nous en sommes tellement ensorcelés que nous ne remarquons pas que l’on reste figé et fixé, nous ne tentons même pas de se tourner vers la lumière, il ne nous vient même pas à l’esprit que l’on pourrait bouger. Avec l’esprit apaisé, nous pouvons remarquer cette fixation. Comme avec nos orteils nous pouvons tenter d’amener notre présence ailleur, de se détourner de ce jeu d’ombre et de lumière, et comme pour nos orteils avec de nombreuses semaines de trébuchement nous développons la capacité de changer de vue, de voir ce même spectacle de perspectives différentes, et éventuellement, de s’en détourner complètement et de regarder directement dans la lumière dont il provient. Et finalement nous commençons à voir ce qui est, et de vivre nos vies plus complètement.

Merci à Jimmy Grégard et Lilyana Yordanova

Le maître et le général

Le général compte suivre la volonté du maître, son rôle est de servir et de partager l’intention du maître.

Le général aimerait un peu de validation ou confirmation de la part du maître qui n’est pas disposé à ceci. Ou il s’applique à la volonté du maître, ou il est pris par une frénésie, ne sachant pas trop quoi faire. Plus il s’implique dans des activités, plus le maître lui semble loin, et il y a tellement de choses à régler.

Le général ce met à douter qu’il y ait véritablement un maître. Il commence à prendre contrôle et d’agir sur l’autorité du maître. L’incertitude s’installe chez le général sur la volonté du maître, qu’il a du mal à réconcilier avec ses propres ambitions, desquelles il est parfois lui-même confus.

Le général décide de devenir le maître. Il choisit de penser par lui-même en tant que maître. Cela ne change rien à la confusion de ses propres ambitions. Le général se sent mal à l’aise, et commence à se demander s’il est fou ou imagine des choses.

Le général emploie tous les moyens pour usurper le maître. Il se place en tant que maître, mais ne parvient pas à s’asseoir dans cette croyance. Il sait qu’il ne recueille pas l’information ou la loyauté plus directement que le maître, et ceci finit par lui causer anxiété et fatigue. Peu à peu, le poids de cela engouffre le général et il lâche sa quête à régner.

Finalement, le général se rend compte qu’il trouvera seulement la paix et pourra être pleinement lui-même qu’en servant le maître. Et pour pouvoir entendre le maître il va devoir lui même devenir silencieux. Quand ce silence s’approfondit, la présence du maître commence à se manifester plus fortement, et le général apprend à écouter, et entends.

Merci à Jimmy Grégard et Lilyana Yordanova

l’Assise

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Zzzz

Rate!

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Reins! Non!

Rate.

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Silence.

Oops, J’ai remarqué

Rate, rate, rate,

Foie, poumons, cœur.

Ding.